Publié le Laisser un commentaire

Un seul gène peut déterminer le sexe d’un embryon

Les auteurs du rapport avec le Dr Page sont Rebecca Mosher, Elizabeth M. Simpson, Elizabeth M.C. Fisher, Graeme Mardon, Jonathan Pollack et Laura G. Brown, tous de Whitehead, ainsi que Barbara McGillivray, généticienne de l’unité de génétique clinique de l’université de Colombie-Britannique, à Vancouver, et Albert de la Chapelle, du département de génétique médicale de l’université d’Helsinki en Finlande. Un interrupteur biologique

Le gène est le plan directeur de la fabrication d’une protéine particulière. Bien que le produit de ce gène n’ait pas encore été complètement identifié, sa chimie a été suffisamment révélée pour indiquer qu’il fait partie d’une classe de protéines qui se lient à l’un ou l’autre des principaux produits chimiques de l’hérédité, l’ADN (acide désoxyribonucléique) ou l’ARN (acide ribonucléique). Cette preuve suggère fortement que le gène déterminant des testicules est important pour décider quand, et si oui ou non, d’autres gènes liés au développement sexuel sont activés.

L’ADN est la substance active des gènes. Plusieurs types d’ARN traduisent les instructions génétiques du gène dans le processus de fabrication de produits par la cellule vivante.

Au départ, un embryon humain possède toutes les autres instructions génétiques dont il a besoin pour devenir un mâle ou une femelle, mais il ne devient un mâle que si le facteur déterminant des testicules déclenche le processus de développement selon la voie masculine.

Normalement, un mâle se développe lorsque l’embryon a reçu un chromosome X de sa mère et un chromosome Y de son père.

Mais la recherche qui a conduit à ce nouveau rapport a démontré que la  »masculinité » peut être conférée par un minuscule morceau du chromosome Y, même lorsque ce morceau est hérité avec deux chromosomes X complets. Ces mâles sont stériles mais, pour le reste, ils sont physiquement normaux. À l’inverse, un individu qui hérite d’un X et d’un Y se développe parfois comme une femelle lorsqu’une partie cruciale du chromosome Y est manquante. Ces femelles n’atteignent souvent pas la maturité sexuelle. L’étude de ces cas a permis aux scientifiques de découvrir le gène déterminant les testicules.

Les généticiens qualifient les personnes dont le sexe a été déterminé par ces combinaisons inhabituelles de  »sexe inversé ».

Les personnes dont le sexe a été déterminé par ces combinaisons inhabituelles sont qualifiées de  »sexe inversé ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *